Publié le 24/08/2008 à 12:00 par caiuspetronnusarbiterdouedouenuts
Caius Petronnus Arbiter DouéDoué NUTS suo lectore salutem dat
Voilà premier billet sur ce tout nouveau blog. Combien de temps vais-je tenir? Grande question. Déjà un petit moment que je voulais reprendre un blog mais un vrai. Un blog où je raconte ma vie, comment je me perds dans le métro? Comment je me fais avoir? Comment un monsieur qui me traite de mal rasé réussi à me vendre des cartes. Enfin que les belles histoire qui m'arrivent. Mais bon la prépa comme Proust c'est chronophage (Spécial dédicace à notre ours agenais adoré). Maintenant que c'est fini je vais pouvoir raconter ma vie. (J'en aurai une aussi).
Voilà
Bonne lecture.
VALE
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Publié le 24/08/2008 à 12:00 par caiuspetronnusarbiterdouedouenuts
Caius Petronnus Arbiter DouéDoué NUTS suo lectore s.d.
Aujourd'hui, j'ai découvert l'utilité des manches longues. Il m'avait fallu Dublin et son puissant vent pour comprendre que les porteuses de bas n'étaient pas toutes de redoutables aguicheuses. Il m'a fallu Paris et une envie soudaine pour comprendre à quoi servent des manches longues.
Petite journée bien tranquille avec le sieur Krystal, futur baron de la mode. J'ai enfin vu ce que sont les nymphéas. Je me suis fait traité d'alcoolique pour une bouteille d'eau vite descendue. Après nous sommes allés dans le marais voir sa futur école bien plus près que ce que je pensais avec H. Pour finir, nous sommes allé aux invalides. C'est le musée de la guerre, des canons partout et un couple qui passait son temps à se faire de tendres bisous à divers endroit du musée. "En plein dans la ligne de tir".
J'ai aussi découvert que faire pipi était un calvaire et que c'est souvent payant. Mais J'ai aussi découvert une honteuse discrimination : les hommes peuvent faire pipi gratuitement mais les femmes doivent payer. 20 centimes sous prétexte que la femme s'assoit forcément. Nous sommes le pays des droits de l'homme ou est celui des droits de la femme?
Je vais vous laisser et retourner dans mon auberge rejoindre mon futur HEC de voisin, ainsi que mon grec d'autre voisin (en admiration devant mon statut d'helléniste) en espérant que personne ne ronflera dans la chambre ce soir, demain je commence ma journée tôt.
Vale
Publié le 25/08/2008 à 12:00 par caiuspetronnusarbiterdouedouenuts
C'est fou comme j'aime le métro.
Mais pas uniquement parce que c'est super technologique parce que bon la ligne 4 moyen.
Le métro c'est sale, c'est glauque, c'est tortueux: le reflet de la modernité.
La modernité, c'est le transitoire, le fugitif, le contingent, la moitié de l'art dont l'autre moitié est l'éternel et l'immuable.
En effet, maintenant on passe, on se cotoie, on est en perpétuelle promiscuité et pourtant de profonde vacuité. On échange trois paroles et après c'est fini pour toujours pas d'attachement mais plus non plus de limite. On peut se lancer dans l'hubris maintenant. Tout semble permis. J'ai toujours pensé qu'il fallait une limite.
Enfin j'aime quand même le métro même s'il est le summun de l'égalisation tocquevilléenne.
Je n'ai pas fait que prendre le métro aujourd'hui.
J'ai aussi été au château (ceux qui savent savent)
J'ai été dire que je viendrais peut être dans un appart. J'ai 4 logement c'est horrible. Que vais-je? Vivement le mois de septembre.
J'ai aussi passé mon aprem à chercher premcham (qui en fait s'écrit premchand) chez gibert avec H. puis nous sommes allés en BMDOUBLEPIED à la grande mosquée pour finalement repartir direct direction le 10° pour une séance de perte dans la ville. Urbs je t'aime, m'aimeras-tu? Tant d'interrogations sur l'avenir, comme dans le métro où j'aime à me demander qui est mon voisin? Où il va? Et plein d'autres questions.
Publié le 28/08/2008 à 12:00 par caiuspetronnusarbiterdouedouenuts

Depuis très longtemps, on m'a dit: "Tu verras là-bas ce n'est pas comme ici. Les gens ne se parlent pas." Depuis que je suis ici, je ne peux constater qu'une chose l'universalité de la bonté humaine. A l'auberge une femme de ménage très bonne qui s'émeut vraiment de tous. Elle connaît la compassion (serait-elle bouddhiste?). Un bébé tamoul qui tombe et elle semble s'immobiliser sur sa machine lavante en étant vraiment émue par cette triste chose. Je vais dans un fournil pour manger: deux jolis sourire m'accueillent. Du coup je reviens le lendemain et l'on me demande même si je vais bien. On prend soin de moi alors que rien n'oblige. En parant pour l'urbs ou en revenant de Wien je ne sais plus. Avec mes deux portes conteneurs je sors du train et commence à les rouler. Un monsieur s'obstine à me demander d'en prendre un. Je m'obstine à lui dire non. Maintenant que ma roulette est cassée que j'aimerai rencontrer une personne du même genre. Mon meilleur exemple de bonté fut cette rencontre à Dublin. J'attendais pour faire le bus fantôme et un monsieur s'arrête et me racompagne gentillement sur près d'un kilomètre environ (une longue distance je précise je n'ai aucune notion d'espace) en discutant avec moi et me racontant plein de choses intéréssantes que j'ai déjà oublié. Bon j'ai eu un peu peur quand il m'a sorti des trucs du genre. "Je connais certains arrêts du bus on peut les faire à pied si tu veux (c'était un bus à thème Glauque). A Dublin des portugais qui institent pour m'emener passer le nouvel an avec eux. Entrer en hypokhânge un gentil petit taupin, appellons le Saül, m'accueille gentillement chez lui. J'aurais pu être un méchant détraqué mental qui se fait passer pour un gentil petit hypokhâgneux. Le plus grand révélateur de la bonté c'est encore de vous perdre dans une ville. Il yaura toujours quelqu'un pour vous mettre sur le droit chemin, n'hésistez pas comme moi à rentrer dans toutes sortes de magasin.
http://www.dailymotion.com/video/x46p39_des-rangila_music (pour avoir la traduction de la musique)
Publié le 31/08/2008 à 12:00 par caiuspetronnusarbiterdouedouenuts
caius petronnus arbiter douédoué NUTS suo lectore salutem dat
J'adore ce mot. C'est l'emblême de ma vie à l'heure actuelle. Je passe mes journées à procrastiner. Le soir je me fais une petite liste de ce que je dois faire le lendemain et après le lendemain je passe mon temps à la regarder. Aujourd'hui j'ai étendu le linge environ 15min avant le retour de ma cousine. Heureusement sinon elle n'aurait pas été contente. J'ai eu de la chance qu'ils soient vite secs aussi. Demain je dois réviser mes maths (c'est encore plus dur de ne pas procrastiner quand l'on sait que l'on va faire un truc pour le fun mais qu'on a pas envie de le faire), écosser les haricots, penser à faire mon sac pour le bizutage à toulouse. Super journée. çà va me prendre combien de temps? Longtemps, déjà je vais me lever, descendre, manger, me recoucher, me relever, commencer un bouquin, en commencer un autre, venir voir si l'ours agenais a répondu à mail, surfer sur le net alors qu'il n'ya rien à y faire (j'ai déjà fait la liste des rois de France depuis Huges Capet grâce à wikipedia (on me dira que je peux faire ceux d'Angleterre)), puis enfin je vais écosser ces fameux haricots mais comme il sera 11h30 alors je serai immanquablement en retard.
Loïc ou l'art de la procrastination.
Publié le 31/08/2008 à 12:00 par caiuspetronnusarbiterdouedouenuts
Un port est un séjour charmant pour une âme fatiguée des luttes de la vie. L'ampleur du ciel, l'architecture mobile des nuages, les colorations changeantes de la mer, le scintillement des phares, sont un prisme merveilleusement propre à amuser les yeux sans jamais les lasser. Les formes élancées des navires, au gréement compliqué, auxquels la houle imprime des oscillations harmonieuses, servent à entretenir dans l'âme le goût du rythme et de la beauté. Et puis, surtout, il y a une sorte de plaisir mystérieux et aristocratique pour celui qui n'a plus ni curiosité ni ambition, à contempler, couché dans le belvédère ou accoudé sur le môle, tous ces mouvements de ceux qui partent et de ceux qui reviennent, de ceux qui ont encore la force de vouloir, le désir de voyager ou de s'enrichir.
C'est la deuxième fois que je parle de lui, l'on pourrait croire que c'est mon dieu.
Poésie miroir de mes passions mais aussi de mes haines. "écrivez des poèmes, réfléchissez ce qui fait que la poésie est à la fois toute chose tout en étant rien." Enfin je n'ai rien contre la poésie sauf que parfois...
Vale
Publié le 02/09/2008 à 12:00 par caiuspetronnusarbiterdouedouenuts
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu'il m'en souvienne
La joie venait toujours après la peine
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l'onde si lasse
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
L'amour s'en va comme cette eau courante
L'amour s'en va
Comme la vie est lente
Et comme l'Espérance est violente
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
Aujourd'hui j'ai découvert mes bizuths...
Un sentiment bizarre, on se revoit en eux. Ils sont tellement semblables à nous, tellement différents aussi.
Cela fait du bien. Nombreux sont ceux qui sont venus juste pour apprendre, parce qu'ils sont passés ils ont vu de la lumière et sont entrés. Moi c'était pour la neige. Ce fut pour la khâgne. Nouvelle vie, nouvelle ville, nouveau concours, nouveau lycée:
Urbs je veux de toi voudras-tu de moi?
Publié le 05/09/2008 à 12:00 par caiuspetronnusarbiterdouedouenuts
Je viens de réaliser que je suis heureux. Je ne serai jamais normalien mais je suis heureux. J'ai décidé de quitter une grande école pour retourner en prépa mais je suis heureux. Je vais quitter Toulouse mes amis pour le néant et Jean Pierre Vernant mais je suis heureux. J'ai dit au revoir à nounours cet après-midi çà ce fut dur mais je suis heureux. La semaine prochaine je serai peut être triste parce que j'aurai plus de 144 marches à monter tous les matins mais je suis heureux. Enfin on en reparle la semaine prochaine.
Publié le 10/09/2008 à 12:00 par caiuspetronnusarbiterdouedouenuts
Je pensais avoir déjà posté un billet mais en faite non. Internet sur mon portable ce n'est pas trop çà. Depuis Dimanche je dors enfin dans un lit. J'ai fait ma rentrée Lundi. Première personne à qui je parle: une nouvelle. çà fait du bien. Elle refoulée d'Henri IV moi de Fermat çà aide. Le sentiment de déclassement n'est pas trop fort déjà parce que je suis à JPV et que c'est mon idole. Un prof de français sympa et une œuvre sympa: Gargantua. Je devrai faire attention à son baudet. Une prof d'histoire pleine d'anaphore parfois une peu forte. Après la titulature impériale on va faire quoi? Un prof de philo procédurier et une prof d'espagnol géniale.
Je vous laisse il faut que j'aille affronter les affres d'une administration de type sorbonicole.
Publié le 11/09/2008 à 12:00 par caiuspetronnusarbiterdouedouenuts
Hier en sortant d'ici je devais aller affronter la Sorbonne mais pas la vraie une fac-similé dans le 13°. J'arrive en retard après avoir pris une partie de la rue de Tolbiac à l'envers puis à l'endroit à pied. Je découvre qu'en faite je devais amener plein de pièces mais ouf il ya une photocopieuse tout près. Je m'inscris, je repaye la sécu parce que non je ne veux pas revenir puis je vais faire les inscriptions pédagogiques. Je m'explique à la demoiselle qui semble un peu connaître mais ne peut me répondre. Je vais voir la secrétaire qui semble sympathique. affolée elle me propose de m'inscrire en contrôle terminal me précisant que c'est très difficile. Puis je lui dis que ce n'est pas cela et là elle semble dépasser par les événements. Pourtant, c'est simple... Elle semble ne jamais avoir connu de CPGE. C'est fini je verrai avec le lycée...
Kafkaïen, non Ubuesque.